« Wasting is for losers » (Gaspillier, c’est pour les ratés)

L’intervention de Annie Leonard (Greenpeace USA) par Skype lors de la conférence de Smart CSOs au Berlin.

Elle parle de son parcours de l’activisme et la manière dont les organisations et nous en tant qu’individus devons réimaginer nos actions et notre activisme afin de faire émerger un changement systémique.

Il faut réimaginer ce qu’on fait ; il faut réimaginer où on va. Cependant, cette réimagination doit venir avant de redésigner les choses.

En parlant de son parcours, elle raconte son expérience à New York City en tant qu’étudiante. Après avoir grandi dans une famille qui ne produit pas des déchets, et avoir passé ses vacances entourées par des forêts, elle ne comprend pas comment la ville la plus « cool » du monde pourrait être si sale et avoir autant des déchets partout. En plus, c’était du papier : dans les poubelles, par terre, sur le trottoir. C’est à ce moment, où elle a son déclic. Jusqu’à ce moment, elle a vu le problème comme centré sur des déchets. Or, les déchets sont seulement un symptôme du problème. Pour attaquer le vrai problème, il faut attaquer les racines. À ce moment, elle réalise que nous avons non seulement un problème du gaspillage, mais aussi un problème plus large, du système. Toute notre économie, tout notre mode de vie sont basés sur ce gaspillage. Le système est créé pour faire le maximum de gaspillage possible.

Si on ne regarde pas le système entier, nous serons limités dans notre analyse des problèmes et les solutions possibles. Tous les problèmes sont interconnectés.
Pour rejoindre le mouvement systémique, les organisations devraient concentrer sur trois manières de travailler:

  1. Réimaginer la manière dont on fait du plaidoyer ; focus moins sur les activités de transaction afin de travailler plus sur des activités de transformation (où on focalise sur tout le système)
  2. Aller plus loin avec votre public; il faut diversifier les cibles de sa porte-parole, étendre le réseau, pousser les limites, et soutenir les autres mouvements.
  3. Il faut réinventer les histoires afin de changer le dialogue et changer la perspective

Il faut faire quatre choses pour sauver la planète et aller vers un monde durable: «Combattre les mauvaises choses, construire les bonnes choses, changer les règles, et changer les histoires».

Voulez-vous en savoir plus? Regardez dans notre bibliothèque pour plus des vidéos d’Annie Leonard et ses campagnes.

Et vous ? Comment votre organisation contribue-t-elle au changement systémique ? Quels sont vos projets ou programmes de l’ECSI qui ont attaqué les racines d’un problème en utilisant une approche systémique ? Laissez vos commentaires avec la rubrique ci-dessous.

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