Bienvenus sur notre blog dédié à l’évaluation des actions d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale !

Ce blog est né dans le cadre d’une étude conjointe menée par le F3E et EDUCASOL sur l’évaluation dans le champs de l’ECSI.

Nous vous invitons à réagir à nos articles, à apporter votre contribution, à faire part de votre expérience ou de votre expertise, à débattre et à contribuer ainsi à une évaluation porteuse d’apprentissage pour une ECSI plus pertinente et plus forte !

Préparer son évaluation: comment assurer l’utilisation de votre évaluation?

Une hésitation qu’on entend souvent au F3E c’est : mais une évaluation, ça ne sert à rien; de toute façon, elle reste sur l’étagère et prend la poussière. Effectivement, une évaluation qui n’est pas utilisable, qui ne porte pas des apprentissages, ne sert pas à grande chose. Dès le début du processus, alors, il faut réfléchir à l’utilisation d’une évaluation pour qu’elle puisse être menée d’une façon utile. Une très bonne évaluation avec des recommandations pertinentes peut ne pas être entendue et rester dans les tiroirs. Ce billet vous donne quelques tips pour assurer l’utilisation de votre évaluation.

D’abord, quand on parle de « l’utilisation » d’une évaluation, de quoi parle-t-on? Ceci est un sujet au centre théorique de l’évaluation. Au fil du temps, quatre conceptions différentes de l’utilisation sont apparues : instrumentale, conceptuelles, symbolique et processuelle.

  • L’utilisation instrumentale se réfère à une évaluation qui a une implication directe sur une action ou une décision politique; les recommandations s’informent des décisions à prendre d’une manière projetable.
  • L’utilisation conceptuelle influence d’une manière indirecte, en recadrant les enjeux, en apportant les connaissances sur un problème ou en éclaircissant les solutions possibles.
  • L’utilisation symbolique utilise très peu des recommandations pour apporter des nouveautés; les conclusions d’une évaluation, en revanche, aident à défendre des politiques existantes ou à soutenir des décisions déjà actées.
  • L’utilisation processuelle dénote l’implication des usagers et utilisateurs d’une évaluation dans le processus évaluatif afin d’augmenter leurs apprentissages, leur compréhension des enjeux et la probabilité de la mise en œuvre des recommandations.

Qui utilise des évaluations est un facteur important à considérer, car il est déterminant dans le choix de la pratique évaluative. Des acteurs différents utiliseront l’évaluation dans les manières différentes selon leurs motivations. Chaque type d’utilisation focalisera sur des aspects différents du processus évaluatif et il peut même employer des démarches différentes. La culture de l’évaluation d’une structure détermine souvent son focus et son utilisation aspirés. Plus une évaluation est de qualité (la pertinence, la crédibilité, et le bon timing), verra plus d’utilisation. De même, si les parties prenantes voient les bénéfices d’une évaluation et elles comprennent sa conception, il y aura plus d’utilisation.

Alors, une évaluation réussie, c’est une évaluation utile et de qualité.

Chez F3E, nous trouvons que la meilleure manière d’assurer l’utilisation d’une évaluation est de lui donner du sens. Dans un article pour la publication Aventure, un collègue a écrit :

Une évaluation prend du sens si elle est conçue dans une logique de l’apprentissage, si elle favorise la participation des acteurs concernés, si elle est utilisée pour décider.

Il faut favoriser la participation de toutes les parties prenantes pendant le processus évaluatif; cela inclut les équipes techniques, le CA, les partenaires, les bénéficiaires finaux, et surtout les preneurs de décisions. Ceci renvoie à l’utilisation processuelle; une de meilleures manières de garantir l’utilisation d’une évaluation est en associant les personnes le plus touchées par les résultats de l’évaluation à ces démarches.

Il y a un fort enjeu d’appropriation de la démarche et des résultats. Repérer les espaces et les temps du programme et de l’organisation sur lesquels l’évaluation peut se greffer.

Il faut une mise en dialogue en continu, d’où l’importance d’une évaluation dite participative.

L’évaluation est une démarche qui contribue à l’apprentissage des individus et des organisations. Il est important de prendre en compte les changements personnels que l’évaluation peut générer au-delà des aspects institutionnels ou du projet.

Préparer son évaluation : quand mener une évaluation?

La deuxième question qui se pose quand on aborde sur un processus évaluatif est : quand devrais-je mener mon évaluation?

La réponse, comme la plupart des choses dans la vie, n’est pas noir et blanc. En gros, ça dépend. L’évaluation se retrouve dans le cycle du projet. Alors, selon les enjeux, et les moyens disponibles, une évaluation peut être menée à différentes étapes d’un projet ou un programme : ex anté, au cours, ex post. Selon la taille du projet ou du programme et les moyens disponibles, il y a deux manières d’amener une évaluation à la fin d’un projet : interne ou externe.

Ce billet couvera l’insertion de l’évaluation dans un cycle du projet en expliquant l’objet des différents types. Il vous donne également un schème simple de l’évaluation que vous pouvez utiliser dans une petite structure ou comme introduction aux démarches évaluatives.

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Préparer son évaluation : pourquoi évaluer?

Lors du 6e Salon des Solidarités, le F3E est intervenu pour assurer l’atelier « L’intégration d’une évaluation dans son projet ». L’atelier avait comme objectif de comprendre les grandes fonctions de l’évaluation et se doter des principaux repères pour construire une démarche simple d’évaluation. Il a donné un aperçu de l’évaluation simple et claire afin de souligner que (1) tout le monde peut faire une évaluation – il ne faut pas être une grande ou même moyenne ONG; (2) l’évaluation devrait être conçue dans une logique d’apprentissage – cela exige de penser à l’évaluation dès la conception du projet; et (3) l’utilisation d’une évaluation exige son appropriation à travers la participation de toutes les parties prenantes et la communication en continu. Lire la suite

Salon des solidarités – le 19 au 21 mai à Paris

Vous êtes à Paris ? Vous êtes solidaires ?

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Rejoignez-nous à la formation « Intégrer l’évaluation dans son projet » assurer par le F3E au Salon des Solidarités lors de la journée professionnelle ce jeudi 19 mai à 15 h 45 dans l’espace ateliers-formations. L’objectif de l’atelier est de comprendre les grandes fonctions de l’évaluation et se doter des principaux repères pour construire une démarche simple d’évaluation. Lire la suite

Le Cycle d’apprentissage-action : l’organisation apprenante et le changement social

Il y a deux semaines, j’ai eu l’occasion de participer à la formation Barefoot Guide (www.barefootguide.org) du F3E et Doug Reeler (CDRA). La première moitié de la semaine était dédiée au changement social, quant à la deuxième moitié à l’organisation apprenante.

Au centre de ses deux se trouve le cycle de l’apprentissage-action. Ce cycle entoure l’apprentissage en faisant ; l’apprentissage par essai et erreur ; l’apprentissage léger ; et l’apprentissage profond (le cycle entier). Lire la suite

La culture de l’évaluation dans les actions d’ECSI : le rapport final

Couverture- culture de l'évaluation chez les acteurs de l'ECSI en EuropeLe rapport final de l’étude transversale sur la culture de l’évaluation dans les actions d’éducation à la citoyenneté et la solidarité internationale (ECSI) en Europe vient de sortir.

Il s’inscrit dans le cadre du Barefoot Guide 5 : une évaluation transformative pour le changement social.

Cette co-production, en partenariat avec Educasol a été soutenue par le DEEEP de CONCORD.

Le rapport, Culture de l’évaluation chez les acteurs de l’ECSI en Europe, est une analyse comparée  ou benchmark européen des pratiques évaluatives en matière d’ECSI.
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« Wasting is for losers » (Gaspillier, c’est pour les ratés)

L’intervention de Annie Leonard (Greenpeace USA) par Skype lors de la conférence de Smart CSOs au Berlin:

Elle parle de son parcours de l’activisme et la manière dont les organisations et nous en tant qu’individus devons réimaginer nos actions et notre activisme afin de faire émerger un changement systémique.

Il faut réimaginer ce qu’on fait ; il faut réimaginer où on va. Cependant, cette réimagination doit venir avant de redésigner les choses.
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